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Liège : un rassemblement contre les violences faites aux femmes

06 Mar 18
SABOUSUD
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Liège : un rassemblement contre les violences faites aux femmes ©RTBF – Martial Giot

Entre 150 et 200 personnes se sont rassemblées ce dimanche après-midi sur la place Saint-Lambert à Liège. Elles ont rendu hommage aux victimes de violences conjugales et en particulier à Oumou, une jeune mère de famille d’origine guinéenne installée à Liège et tuée fin janvier par son mari après avoir subi des violences conjugales répétées.

L’idée de cet hommage a été lancée par Diaryatou Bah, une Parisienne d’origine guinéenne qui milite depuis plusieurs années contre les violences faites aux femmes, dont elle a, elle-même été victime. Diverses associations l’ont rejointe pour organiser ce rassemblement contre le féminicide.

Liège : un rassemblement contre les violences faites aux femmes ©RTBF – Martial Giot

Une femme sur cinq touchée en Belgique

« On est rassemblés pour témoigner notre soutien à la famille d’Oumou » explique Aischa, de l’ASBL liégeoise Collectif contre les Violences Familiales et l’Exclusion. « On est aussi rassemblés pour rappeler que les violences conjugales ne sont pas le fait d’une communauté, que les violences conjugales touchent une femme sur cinq en Belgique, et qu’en Europe, une femme est tuée tous les trois jours. Il y a plein de raisons qui empêchent les femmes de dénoncer les violences qu’elles vivent et je pense que, parmi les raisons principales, il y a comment elle va être accueillie et entendue au commissariat de police, aux urgences … Est-ce qu’on va lui renvoyer le fait qu’elle est responsable de ce qu’elle vit ou est-ce qu’on va lui parler d’une problématique qui est sociétale et qui est mondiale? ».

« Il faut que les femmes arrêtent de rester près de leur mari si elles sont tous les jours victimes de violences » poursuit Kadiatou Bah, membre-fondatrice de SabouSud, une association liégeoise qui aide les enfants en Guinée. « Qu’on arrête de dire, c’est ma vie privée, je ne vais pas aller dénoncer mon mari. Non. C’est surtout les mères qui disent à leurs filles: moi, chez ton papa, j’avais subi la même chose, mais j’ai pardonné. C’est pour ça que tu es là aujourd’hui, sinon, tu ne serais pas là. Mais si on continue à subir, nos mères subissent, nous, nous subissons, et puis nos filles subissent? C’est pour cela qu’aujourd’hui on doit dire stop ».

Source : www.rtbf.be – Auteur : Martial Giot

Retrouvez l’article original sur RTBF

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